29 mars 2026

Montagne de Beynes

Compte-rendu

C'est à 8 h15 que nous quittons la gare SNCF pour rejoindre Alexandra dans un premier temps à Mézel. Le temps ce matin est mitigé, mi figue mi raisin, avec une certaine grisaille dans le ciel mais une relative douceur retrouvée après le fort gel de la veille. De Mézel, nous nous rendons à Beynes, petit village pittoresque, perché sur un éperon rocheux. Nous nous garons cinq cent mètres environ avant le village, en bordure de la route, étant donné la rareté des places dans le centre de la commune.
Nous sommes 14 à nous élancer à 9 h pétante pour le sommet de la montagne de Beynes. Dès la sortie du village, nous longeons d'énormes roches calcaires plantées comme des forteresses naturelles puis nous empruntons un chemin forestier qui nous amène jusqu'à un petit sentier plein est où les choses sérieuses commencent. Il serpente au beau milieu de la forêt domaniale du Suy avec ses beaux pins noirs d'Autriche.
En prenant de l'altitude, la forêt se fait moins dense et laisse apparaître des points de vue de plus en plus évidents, alors que les massifs de buis deviennent prédominants à l'approche de la crête et que des plaques de neige, vestiges d'un bel hiver, font de la résistance en cette fin mars. A 1400m d'altitude, nous faisons une pause qui nous permet de contempler notamment le Ventoux, la montagne de Lure, le massif de l'Estrop et le haut Verdon, tous bien enneigés. Finalement, cette montagne de Beynes, d'apparence assez ordinaire vue d'en bas, nous offre au fil de sa montée et à l'approche de son sommet, des paysages variés et des points de vue sublimes à 360 degrés que l'on aurait pas soupçonnés de prime abord.
Pour atteindre le sommet, il nous faut alors naviguer à travers un véritable labyrinthe de buis, qui cache parfois des rochers percés. Le but de la manœuvre, longer la crête mais pas trop pour ne pas se retrouver enfermé un peu plus loin, et sans trop descendre pour pouvoir atteindre le sommet que nous atteignons à 12h30 et à tout juste 1600 m d'altitude.
Depuis le sommet, c'est un panorama époustouflant, depuis cette énorme crête calcaire qui domine la vallée de l'Asse bien plus bas, alors qu'au même moment le ciel se dégage pour laisser place à un soleil qui nous réchauffe. Notre petit groupe ne se fait pas prier pour la pause repas, bienvenue, après les plus de 900 m de dénivelé positif avalés.
Après le repas, nous reprenons notre parcours en descendant un plateau plein sud très pentu, avec en toile de fond les neiges du Chiran et du Mourre de Chanier dont le blanc contraste avec le ciel qui hésite entre le gris et le noir à cet endroit. Au dessous, nous pouvons apercevoir les quelques maisons du très isolé village de Majastres. C'est à ce moment, qu'il nous faut rejoindre la brèche étroite qui va nous permettre de redescendre vers Beynes, en boucle.
Le paysage devient plus méditerranéen, avec les profondes gorges de Trévans au sud, au dessous la légendaire D17 qui serpente, et sur notre droite au dessus l'imposante falaise calcaire du massif de Beynes qui se détache d'un ciel désormais bien bleu juste perturbé par le vol de vautours. Cette descente nous réserve quelques passages délicats bien négociés et nous amène vers le lieu dit "les quatre chemins ", d'où nous prenons un sentier plein nord. Dans les sous bois, c'est une explosion d'hépatiques au bleu violet et de primevères en ce début de printemps, et nous voyons apparaître au loin le pittoresque village de Beynes qui s'intègre si bien à son environnement et ne fait qu'un avec la roche de l'éperon sur lequel il est blotti. Et c'est à 17 h que nous rejoignons nos voitures après 17 km de randonnée et plus de 900 m de dénivelé.

Merci Alexandra pour cette randonnée si diverse par ses paysages, sa nature et même sa météo, un bien agréable moment dans une ambiance très conviviale.

Philippe

Les photos de Philippe

RANDO
Durée 6h30
Dénivelé 900m
Distance 14 Km
Cotation IBP difficulté : 86
Covoiturage : 4€
Départ gare SNCF : 8h15

Animateurs :

Alexandra MURAOUR 
06 82 08 63 72

 

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