Vraiment, on ne se lasse jamais de longer le Verdon, que ce soit dans ses lacs où dans cette partie resserrée entre les gorges de Baudinard et Quinson. « Oh là là là, mais c’est magnifique ! », comme le chantait… qui vous savez peut-être.
23 randonneurs sur un parcours de 10 km, pour un dénivelé minime, par un temps printanier idéal. Randonnée menée de main de maître par une Marie-Noëlle, toujours au contrôle et sachant mesurer nos efforts. Que demander de plus ?
Le trajet était connu de beaucoup : descente douce de St Laurent jusqu’au Verdon, long chemin rocailleux mais sans difficultés, tantôt en surplomb du Verdon, tantôt en bord de rive, repas convivial dans l’une de ces criques qui parsèment le parcours, avec une petite envie, bien refrénée quand même, d’un plongeon dans cette eau si engageante, continuation le long de la rivière, puis retour à St Laurent, avec, en prime, un arrêt devant une très simple et très discrète petite chapelle romane bien restaurée.
Contradiction : nos yeux auraient voulu être libres d’admirer la tranquille sérénité de la rivière éclatante de lumière coulant entre les rochers calcaires blanc-gris, qui aujourd’hui, n’était pas verte, mais d’un bleu profond, azurite, reflets de ciel, mais, nos regards étaient continuellement ramenés sur le sol inégal nous obligeant à une attention constante. Heureusement, des haltes fréquentes permettaient de profiter à loisir du paysage.
Les fleurs ? à profusion. Parsemées sur les pierres grises ou cachées derrière des buisson de buis vert éteint ou de cades gris, elles se disputaient nos regards : Les iris sauvages, bien sûr, toujours aussi fièrement campés, violet soutenu ou jaune tendre, mais aussi des buissons de globulaires d’un bleu violacé, de timides et rares fritillaires sauvages, des tapis de petites jonquilles sauvages.
Une journée sous le sceau d’un festival de couleurs.
Jacques
Marie-Noëlle Jeauffroy
06 60 76 75 15